Pour écrire un petit texte nocturne:

Il suffit d’écrire un tout petit texte

qui commence et qui se termine par le même mot:

Je vous propose « Silence », « Noir », ou « Nuit »

Les gourmands peuvent en faire plusieurs…

Bonnes nuits de fêtes!

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14 réflexions sur “Pour écrire un petit texte nocturne:

  1. Nuit, l’ombre veloutée de tes arbres
    luit à la surface des lacs
    ce silence qui rampe et tremble et semble
    si froid, si lent, si grand
    sciemment
    me nuit

  2. Thème et idée foisonnante mais hors sujet pour ce lieu , pierre philosophale. Vous le livre tout de même en écho comme le cadeau d’un étrange Noël, mais hut , Silence 🙂 !
    Silence au creux de la nuit, envie d’échapper à toutes ces images qui se bousculent et s’entrechoquent effaçant , gommant sur leur passage toute sensation, toute émotion humaine. Le vide, le manque de toi, dans cet espace confiné d’un cerveau déconnecté de toute réalité m’embarque dans un désert sans fin où la soif de toi , la faim, le besoin ne trouvera d’apaisement. Franchir la ligne de démarcation entre folie et raison, basculer à l’appel du précipice, de la faille, de la fêlure, de la blessure que nul ne devine et se laisser engloutir dan les abysses , une fois de plus. Décrypter les bruits blancs, le « soupir » en solfège mental, le rien du corps déshabité, déconstruit, déstructuré, éclaté comme schizophrénique représentation d’un soi que personne ne perçoit et que tous utilisent pourtant. Donner à celui ou celle qui en exprime l’envie, le désir, l’impulsion, la sensation d’exister et pourtant, détachée , loin, si loin d’elle, de lui de vous, de toi , de moi.

    Silence, arrêt sur image, décryptage, décodage et … Pas un son, pas un pixel, pas un seul bit informatique, pas un clic… Néant , vide intersidéral , borderline , au bord du précipice, bord de l’eau qui se tarit, bord d’un univers parallèle, bord d’elle. Rives et dérives des rimes qui n’arrivent plus à franchir mes lèvres craquelées depuis que tes baisers ne s’y posent plus. Et dans e silence , des acouphènes m’agressent vrillant de leurs chuintements, sifflements, vrombissements , tel un marteau piqueur attaquant le bitume de mon cœur, le béton pas si armé de mon âme. Silence et solitude dans la multitude, dans la foule. Absence de similitude, d’écho, de reflet dans le miroir. S’apercevoir qu’on est déjà mort .

    Non ! Une toute petite lueur comme la sortie du tunnel, comme le léger éclat du soleil en surface de l’océan semble encore briller. L’espoir et l’amour universel. Douce utopie, protectrice du seul neurone encore viable avant de me transformer définitivement en zombie, en ombre de moi-même, en pauci relationnelle comateuse , ne ressentant que la douleur et ne réagissant qu’ à cet éclair lumineux que vous envoyez parfois dans mes prunelles pour vérifier la réactivité. Fatiguée d’attendre un signe de toi, fatiguée de me sentir emprisonnée dans une cage dorée. L’oiseau que je suis cherche à déployer ses ailes et s’envoler pour survoler la route terrestre, aller à contre sens des migrations, saluer d’une plume les pingouins, les manchots, les albatros et goélands bretons , les pies et les paons, les faucons et aigles, les flamands roses de Camargue, les mésanges et rouge gorges des jardins et même tous les pigeons et tourterelles.

    Capitaine Nemo , sors ton périscope, Pasteur ton microscope, Galilée ton télescope et dans l’anachronisme ambiant, d’un saut de puce, d’un feulement de félin, d’un piaillement de gallinacée, d’une crotte de lapin, d’une empreinte de yéti, d’un poil de chat, d’une queue de renard et d’un œuf de dinosaure , devenir animale. Mon âme, mon cœur, mon corps le réclame.

    Rompre la loi du silence des hommes, le poids de leur fantasme, la peur de l’attachement . A quoi? Un poteau, un totem , une pierre, un autel de sacrifice, une voix entendue au hasard des ondes comme le chant dune sirène cherchant à transpercer l’opacité du manque d’amour et cherchant désespérément à perdre sa délicieuse queue de poisson pour de longues jambes féminines qui n’en finissent pas de s’enrouler autour des hanches d’un ectoplasme sans vie, sans envie, exsangue de courage, de franchise, d’honneur. Déshonneur et dégout de tout, de rien comme une passerelle qui aurait perdu un point d’attache justement , un pont brisé au dessus de l’eau troublée par ton silence, ton absence, ton vide de sens . Plus de consensus entre nous.

    Me laisser flotter comme bois mort balloté et remanié par les flots des vents solaires ou me laisser couler une fois de plus…Et devoir attendre que les courants océaniques m’emportent jusqu’aux hauts -fonds et que je défaille sous-marine, sous-alimentée, soumise à un seul signe , un seul mot, un seul caractère alphabétique, un seul… Tu seras mon linceul et dans la tombe de marbre où tu me déposeras car point de cercueil en cristal ( me dérober aux yeux des convoitises de tous), quand de terre m’auras recouverte, le silence règnera enfin à jamais.

  3. Oups! Celui-ci… dure journée!

    Silence, ce ne sont pas des mots, mais des yeux baissés sur du rien, sur de l’absence, sur du «je ne sais quoi dire» ou du «je ne sais quoi faire», sur des espaces qui ne sont pas formés et qui ne se formeront peut-être jamais.

    On tourne. Silence.

  4. Silence
    Que le noir soit fait
    Que les astres fassent la ronde
    Et les étoiles éclatent
    Que la voûte céleste
    Se pare de mille poussières de feu
    Que les comètes fassent cortège
    Et nous les yeux levés
    Faisant silence

  5. Nuit lumineuse de fin d’année
    Lumière d’encre pour nouvel an
    Brûler nos voeux sous la pluie
    Noyer l’espoir dans l’encre noire

    Et ressusciter sous les étoiles de l’après-cette-nuit

  6. Nuit, hôte de silences à déguster, je m’y abandonne et tranquille, j’écris des lignes avec une mine, sur des feuilles qui tomberont en ruines, le jour où je disparaîtrai, éteinte, pour l’éternité, dans la nuit.

  7. Silence

    Le silence de mon cœur

    Fuit sans bruit ton tic tac.

    La nuit tranche sans douleur

    L’acteur qui joue son acte.

    L’alchimiste artiste allume sans voix

    Il rêve qu’il le réanime.

    Ses battements se noient,

    Ses branches n’ont plus de cime.

    Mon cœur sent le naufrage

    Du noir de ses essences.

    Le passé de l’ancrage

    Se fond dans son silence.

    k2l5 auteur

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