Pourquoi y a-t-il tant de gens, et si peu de rencontres?

Ce petit thème de méditation attend de vous une réponse brève, de forme libre…

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37 réflexions sur “Pourquoi y a-t-il tant de gens, et si peu de rencontres?

  1. Ils marchent les yeux rivés sur la pointe de leurs pieds
    Elles vont le nez en l’air, la pensée dans les nuages
    Ils se sentent parfois agressés
    Elles aimeraient pouvoir touner la page

    Indifférence ? Peur ? Perte de confiance ?
    A chacun sa bulle, à chacun sa cage

  2. Rencontrer l’autre dans ce monde si vaste exige de se rencontrer soi-même avant toute chose, ce que bien peu de gens ont appris à faire dans cette société où tout nous pousse à l’extérieur de nous-même.

    À la rencontre de l’autre, c’est soi-même que nous recherchons.
    Or des miroirs, il en existe plusieurs, mais qui est prêt à se rencontrer soi-même?
    Ne dit-on pas « ce que tu cherches te trouves »?
    Rencontre, il n’en existe point à ce titre puisqu’elles sont des rendez-vous planifiés.

  3. (J’ai conscience qu’une réponse brève était demandée. Mais je n’ai pas su choisir entre les deux paragraphes que j’avais écrit. Je poste donc les deux, si ma réponse est trop longue ou incorrecte, vous n’aurez qu’à l’effacer, je ne m’en formaliserai pas.)

    Parce que ça n’intéresse plus, les rencontres. Les rencontres fortuites n’ont plus aucun intérêt pour l’individuel. Ce qui a encore de l’importance, il est vrai, ce sont les rencontres amoureuses- disons plutôt sexuelles. Disparus romance et charme. Aujourd’hui on rencontre pour satisfaire ses besoins quasi-primaires (si l’on se fie à la pyramide de Maslow): is needed attention, affection, sex. On tape quelques mots sur un site de rencontres, on se donne rendez-vous, on consomme et seulement après on tombe [parfois] amoureux.
    N’y aurait-il pas comme un problème? Apparemment non. Aujourd’hui notre société fonctionne ainsi et cela semble convenir à la plupart. Soit.

    Mis à part cela, peut-être que cette diminution de rencontres a d’autres causes. Et si c’était la peur qui empêchait les gens d’aller les uns vers les autres? La peur de ne pas plaire, la peur du ridicule, la peur d’être trahi, déçu, abusé, trompé..? Comment savoir avec qui on peut se lier sans risque?Malheureusement il n’y a aucun moyen fiable, si l’on veut véritablement faire des rencontres il faut se lancer, sans filets aucun.

  4. Le temps et l’argent! La réponse à la question est là :L’homme « social » consacre beaucoup plus de temps à chercher un profit financier , il court de ci delà pour trouver les pris les moins chers ,se consacre le plus possible au travail pour s’offrir des objets à la mode…..Il n’a plus de temps pour parler ne serait ce que quelques minutes avec son voisin! Et je ne parle pas de la télévision!!!! En plus je suis d’accord avec « Toutarmonie » :Contrairement à l’ancien temps, personne ne prend le temps de se connaitre lui même…..

  5. C’est vrai ça… Pourquoi y a t il tant de gens et si peu de rencontres ? Les chemins vectoriels de la destinée seraient-ils si nombreux pour que personne ne puisse se croiser, se nouer, s’entrelacer ? Ou encore seraient-ils parallèles tous d’un commun partage de la même direction quand bien même elle soit inverse ?

  6. Les gens n’existent que par et pour eux-mêmes. Ils se croisent, se disent parfois bonjour, se sourient de temps en temps, mais ne peuvent pas faire de rencontres dans la mesure où pour eux, pour nous tous, c’est d’abord et avant tout: Moi-Je!

  7. sans doute parce que la rencontre nous renvoie sur des images qui ne correspondent pas a ce que l’on avait imaginé, donc pour ne pas être déçus on préfère rester derrière un clavier 😉

  8. Les gens se croisent sans se voir…..Hermétiques, solitaires, sourds et aveugles nous avançons dans un univers commun mais dans notre propre bulle, opaque et insonorisé à l’exterieur.

  9. mais si les gens veulent tant se connaître, pourquoi ne vont-ils pas les uns vers les autres ?? tout le monde semble frustré de ne pas connaître plus « d’autres ».. il faut simplement faire la démarche d’aller à leur rencontre.. c’est mal foi si simple !!!
    quelque chose m’échappe….
    Pourquoi l’humain est il un éternel insatisfait ?? il est en permanence à la recherche de plus.. de plus encore.. de mieux..
    Pour aller vers les autres, il faut simplement oser.. casser la bulle, et la société humaine n’est plus un océan de solitude….
    Simplement casser la bulle et faire entrer les autres dans son monde.. ou entrer dans le leur..
    Pas si compliqué si on y réfléchi, non ???

  10. Cinq continents:
    -des barrières géographiques
    -des barrières culturelles
    -des barrières économiques
    -des barrières raciales…

    Les uns…Les autres:
    -l’autre m’effraie
    -l’autre me dérange
    -l’autre est inintéressant
    -l’autre est insignifiant…

    Les différences nous éloignent…
    La timidité nous enferme…
    La misère nous exclut…

    L’argent, l’argent, l’argent…
    L’autre? l’autre? l’autre?

    Tant de gens et si peu de rencontres…

  11. Pour qu’une rencontre soit possible, il faut qu’il y ait interpénétration(s) de corps.
    Or cette interpénétration nécessite de la profondeur de part et d’autre. A l’intérieur, comme à l’extérieur. Et c’est peut-être ce qui manque à notre époque, chez nous et chez les autres.

  12. De quel type de rencontres parle-t-on ? De rencontres significatives, sans doute. Car des rencontres banales, il y en a à la brouette ! Peut être alors, parce que les rencontres enrichissantes durent et que de fait, cela diminue le nombre de postulants sur le marché ! Plus sérieusement, je crois qu’il n’est pas si accessible de se sentir enrichi par la différence. Au début, on peut se sentir plutôt agressé, rejeté dans son désir spontané d’être reconnu, valorisé. Et puis, quand on arrive à comprendre qu’entre-soi, on finit par tourner en rond, alors, la différence prend de la valeur et les flux d’entrées et de sorties s’équilibrent de manière satisfaisante pour chacun; surtout si, chemin faisant, on s’aperçoit qu’il y a certes, du plaisir à recevoir, mais aussi de la satisfaction à offrir. Enfin, il me semble …

  13. L’individu se comporte de la façon dont la société indique de se comporter, ceux qui ne le font pas sont « marginaux » ou largement marginalisés, et la marginalisation est une forme d’exclusion.
    Le tissu social de la société moderne occidentale est en totale décomposition, ne laissant aucune place au groupe (certaines lois sont passées pour interdire le regroupement d’individus dans des circonstances « civiles » et à des fin « non-nuisibles »). Lutter contre l’isolement et l’individualisme c’est se marginaliser.
    Rares sont ceux qui acceptent de risquer la marginalisation ou l’exclusion pour lutter contre ce que le diktat idéologique contemporain impose.

  14. S’il y a « rencontre », ça ne peut pas être banal il me semble. Et il n’y a pas QUE les rencontres d’humain à humain !
    Je ne trouve pas qu »il y a « si peu » de rencontres et je suis d’accord avec quelques uns ici : trop de nombrilisme,donc de fermeture qui rendent morose…. et c’est peu dire.

  15. Ne puisse être seulement qu’un oubli de correspondance? Correspondre, se correspondre… Être là, soi en pensant à l’autre… mais on ne s’oublie pas assez.
    La rencontre n’est que correspondance, il me semble…

  16. Quasi-hermétisme égoïste dans la quête commune de l’argent-Graal ?
    Renforcement des clans ou réseaux, des catégories et préjugés ?
    Accélération factice du quotidien paradoxale à l’allongement de l’espérance de vie ?
    Fonctionnalisation sociale qui limite (depuis tous temps) le spectre des possibles ?
    Abrutissement / Aliénation de masse ? Ciguë industrielle ?
    Géométrie absconse d’apparence(s) ?
    Inconscience de l’être-ensemble, peur, refoulement par l’ego ?
    Impossibilité du puzzle par renoncement tacite de ses pièces ?
    Le tout comme standard individuel en guise de réponse, même dans la multitude ? Chacun le puzzle plutôt que la pièce ? Souhaitable ? Faisable ? Totalitaire ? Potentialisateur ou annihilant ? Et l’ombre dans tout ça ? Y compris, pardi ! Mais pas par fuite…
    Qu’est-ce qui me distinguerait alors de ma voisine ? Mes contours, ma forme ? Qu’est-ce qui ferait ma singularité ? Ma volonté, mes préférences ? Une lumière qui brillerait en moi et moins en d’autres, ou l’inverse ? Et quels en seraient donc le moteur, l’origine, la raison ?
    Qu’est-ce qu’une rencontre, au fait ?…

  17. Ce que les gens n’aiment pas chez les autres, c’est le reflet de leur propre complexes, défauts, manque de confiance…
    Les gens sont centrés sur eux mêmes…
    Parce que malgré tout, ils privilégient la qualité des relations plutôt que la quantité ?…
    .

  18. Parce que les gens se méfient … craignant d’être blessés, ils en restent à la « façade » et n’ouvrent pas leur coeur, ne dévoilent pas leurs profondeurs (craintes, désirs, …) qui les rendraient vulnérables…mais sont aussi les seuls qui pourraient vraiment les connecter à leur interlocuteur… Alors, il n’y a pas de vrai contact, et ça finit en eau de boudin…

  19. Pourquoi y a-t-il tant de gens, et si peu de rencontres?
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    La rareté suscite de l’intérêt, la profusion suscite de l’indifférence.

    Sans doute ne savons-nous pas/plus discerner dans cette marée humaine, ceux et celles qui sauraient éveiller notre curiosité, attiser la soif de s’élever, titiller notre imaginaire, booster nos projets ou simplement commencer par avoir envie de se lever le matin.

    Ou bien une société trop ‘remplie’ favorise les clones, des êtres qui cherchent à ressembler à un modèle donné, devenus sans âme et insipides ; au détriment de marginaux qui cherchent à se distinguer à leur manière des autres de leur ‘semblables’ ?

    Mais encore, le commun des mortels n’est-il pas terriblement ennuyeux ? Abruti par un système auquel il appartient et dont il est difficile de sortir. Pression sociale, pression familiale, pression religieuse.. Il ne se remet même plus en question, joue la comédie à ses heures pour tenter de susciter l’attention de son entourage.

    Toutes les rencontres sont les mêmes, on devine comment elles vont commencer, et comment elles vont finir. Et il en est rarement autrement.
    A notre époque, les nouvelles technologies sont nos pires ennemis. Il n’y a même plus d’effort à faire : On se déplace ‘virtuellement’, on offre un verre ‘virtuellement’, on dit des choses formidables ‘virtuellement’, on fait sa petite affaire ‘virtuellement’ et on vire l’autre tout aussi facilement qu’en cliquant sur le bouton ‘OFF’.
    Dans un tel contexte, quelle place laisse-t-on à une rencontre réelle ? Quelle chance donnons-nous à l’autre d’exister ? La question se retourne à soi-même également..

    Pourquoi y a-t-il tant de gens, et si peu de rencontres?
    Parce que les gens qui sont heureux le gardent pour eux. Parce que les gens malheureux se plaignent continuellement et cela devient une croyance générale.

    Il est pourtant si facile de se rencontrer, de se parler.. Dans un parc sur un banc, en promenant son chien, ou son enfant, c’est selon (en général, il faut un truc ‘accessoire’); Dans les transports en commun, tout est bon pour amorcer une discussion, entrer en relation, toucher l’autre.
    Le surnombre doit fabriquer des désabusés. Sur une île on se prend nettement moins la tête.

    D’où mon constat initial : La rareté suscite de l’intérêt, la profusion suscite de l’indifférence.

    Chabadaploumploum, ancienne « virtual love addict » , genre féminin, 42 ans

    1. Je viens de lire les publications précédentes (pour ne pas être influencée, je le fais toujours après avoir posté mes commentaires)
      Il y a des réponses très intéressantes qui donnent matière à réfléchir encore.
      Bravo et félicitations pour l’initiative de ce blog et de ses formules.

  20. Bonjour.C’est notre société qui a pu créer cela .Ce que nos parents disaient ne se transmet plus.Les valeurs familiales s’envolent au profit d’un égoïsme forcené pour un profit immédiat..la famille explose ,les personnes âgées sont mises dans des maisons de retraites( c’est lorsque l’on veut avoir une fausse bonne conscience.).Nous pouvons voir dans les centres de soins la médecine à deux mesures une pour les riches et,l’autre inexistante pour les autres..Ne me dites pas non! ma mère a été bénévole pendant vingt cinq ans cela ,dans des centres médicaux,à l’hôpital aussi et,plus d’une fois elle a pu voir un médecin regarder la fiche d’une malade lire son âge et mettre négligemment la fiche de côté…condamnée d’avance…Notre justice n’en ait plus une ,notre société est décadente et vous voulez que les gens s’ intéressent aux autres sans rien d’autre derrière la tête? Faux archi faux..restent quelques poètes,quelques fous…je crois que j’en suis..

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