Et si vous entriez dans une pensée?

Voici un texte à recopier ci dessous, et à terminer à votre guise:

 » Si quelque aléa de l’existence

nous avait rendu si petits et si légers

que nous puissions entrer dans une pensée,

nous verrions tout d’abord  (…) « 

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16 réflexions sur “Et si vous entriez dans une pensée?

  1. Si quelque aléa de l’existence nous avait rendu si petits et si légers que nous puissions entrer dans une pensée, nous verrons tout d’abord… rien, puisque la pensée n’existe pas à l’état naturel, comme un arbre ou une montagne. La pensée se construit, se façonne à partir des stimuli extérieurs ou intérieurs, la pensée naît, mûrit et meurt si personne ne la nourrit, ne l’entretient!

    1. Je suis essentiellement d’accord. Une pensée n’a pas de substance matérielle en soi qui ne puisse être perçue que par la conscience elle même.Dans un sens, St-Exupéry.tait sur une bonne piste.

  2. Si quelque aléa de l’existence nous avait rendu si petits et si légers que nous puissions entrer dans une pensée, nous verrons tout d’abord… Le besoin de l’autre, de son regard et de son souffle puisque le propre de l’humain est de chercher dans le partage sa raison d’être.

  3. Si quelque aléa de l’existence nous avait rendu si petits et si légers que nous puissions entrer dans une pensée, nous verrions tout d’abord ce que voit la goutte d’eau dans le torrent.

  4. Si quelque aléa de l’existence nous avait rendu si petits et si légers que nous puissions entrer dans une pensée, nous verrions tout d’abord les étirements du temps.

  5. Si quelque aléa de l’existence nous avait rendu si petits et si légers que nous puissions entrer dans une pensée, nous verrions tout d’abord une inflorescence vivace et éphémère de loupes microscopiques tournées vers le monde , un télescope muet vers « l’intériorité », un marteau à reflexe …En bref , le néant et les infinis, le tout et le rien.

  6.  » Si quelque aléa de l’existence
    nous avait rendu si petits et si légers
    que nous puissions entrer dans une pensée,
    nous verrions tout d’abord  un magma fangeux, obscur et rugissant tel le fleuve d’Arthur où
    roulerait, entre bien et mal, le bateau ivre de nos envies « 

  7. » Si quelque aléa de l’existence nous avait rendu si petits et si légers que nous puissions entrer dans une pensée, nous verrions tout d’abord le « logos » qui était au commencement.
    On y verrait l’intelligence, le savoir, la raison, la science et le Verbe.

  8. » Si quelque aléa de l’existence nous avait rendu si petits et si légers que nous puissions entrer dans une pensée, nous verrions tout d’abord pas grand-chose, puis le brouillard se dissiperait, la certitude que rien ne s’opposera à l’analyse raffermira nos convictions, bien vaines car cette intrusion doublement hypothétique n’est qu’un postulat, conjecture virtuelle et non décidable, faites le tri et ne vous bercez d’aucune illusion «

  9. Si quelque aléa de l’existence nous avait rendu si petits et si légers que nous puissions entrer dans une pensée, nous verrions tout d’abord …

    l’intention
    puis la mise en forme
    et enfin la manière dont celle-ci serait exprimée.

    Nous serions sans doute étonnés par certaines de ces gymnastiques de l’esprit

  10. … son ouverture au monde et son attention à ses semblables, ce qui lui donnerait sans doute sa transparence, sa légèreté, pour tout dire l’infiniment grand et l’infiniment beau de son essence-même.

  11. Si quelque aléa de l’existence nous avait rendu si petits et si légers que nous puissions entrer dans une pensée, nous verrions tout d’abord, si notre oeil percevait ces longueurs d’ondes, des lumières aux couleurs inhabituelles. Si tous nos sens étaient capables de mesurer cette situation particulaire particulière, nous y serions au chaud jusqu’au dernier souffle de vie de notre hôte, conscient de ses goûts et odeurs charnels. Nous y entendrions crépiter des vibrations aux fils de ses constructions intellectuels, frissonnant avec lui des reconstitutions de ses passés, cherchant des arrangements avec ses choix présents, à effectuer par nécessités. connecté à tous ses sens, nous sursauterions au grés de ses émotions, sous pression de ses désirs, portés puis déposés par ses sentiments. Nous aurions conscience d’être avec lui ou elle matériel physiologique organisé et indissociablement, d’être immatériel, particulièrement absurde, cohérent et logique dans sa globalité, par moment. Nous gyrerions dans la densité de ses lieux, percevant ses chaînes constructives, d’un eucaryote à l’autre. Nous comprendrions qu’à cette échelle, ses bouts de pensées ne constituent pas son identité complète, indéfinissable par cela. Dans sa part immatérielle, nous ressentirions les distances qu’il met, en connaissance et en ignorance, avec son monde extérieur. Ses vides intérieurs seraient comme l’espace, lumineux s’ils étaient dissociés, nouvelles ondes et nouveaux corpuscules. Le temps n’y serait pas celui de l’horloge.

    C’est là que je me suis rendu compte que ce coquin pensait à une superbe créature, à l’odeur naturelle envoutante, alléchante. Ses pensées ont influencées ses actions. Il s’est approché d’elle en silence, d’abord pour jouer, mordillant son cou, l’enlassant de ses pattes … ses pattes ??? J’étais dans la pensée d’un chat ! Je suis de fait invité à sa table.

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