Comment rater sa vie?

Ma propre réponse est sur mon blog: philosophie de l’inexistence.

Mais je suis sûr que vous avez votre propre méthode…

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18 réflexions sur “Comment rater sa vie?

  1. J’en ai une qui fonctionne bien depuis 25 ans. S’engager dans des études d’art dramatique, réussir les concours et débouler dans le métier sans réseau, sans dynamique sociale, sans argent, sans logement, et avec pour seul bagage un talent qui n’aura pas l’occasion d’être repéré ou pire, simplement de s’exprimer. Effet dramatique garanti.

  2. L’allusion au train est très pertinente.
    Mais rater, c’est peut-être aussi ne pas réussir à la faire sienne. Un peu comme un vêtement : vivre la vie d’un autre, d’un cadre, d’un employé lambda. Ne pas réussir à l’investir, à se la rendre propre. Refuser de risquer, de se risquer, de s’y risquer. L’acte créatif, créateur, est en ce sens un moyen entre autres de la réussir : http://jeanpaulgalibert.wordpress.com/2013/01/26/creation-lexistence-qui-prend-forme/
    Je ne sais pas si cette vision est très juste ; mais c’est peut-être une idée ?

  3. Le « presque » n’est pas rien, me semble-t-il.
    Se poser la question est déjà apporter une réponse et même être un état positif.
    Espérer réussir est un chemin à suivre… il nous fait avancer, peut-être pas progresser mais il nous mène quelque part. Certes, j’ignore où.
    Ne pas se laisser distraire par le vécu, ne pas s’y engloutir mais réfléchir à l’être est un pas, une évolution… et « un plus » n’est généralement pas « un moins »…. quoiqu’il puisse le devenir, je ne le nie pas.
    Encore faut-il percevoir l’étape, inscrire son pas dans un chemin sciemment.
    « Rater sa mort, rater sa vie » m’apparaissent des concepts un peu vides au retour d’un enterrement.
    La mort nous prend le plus souvent au dépourvu… Qui peut en connaître le moment s’il ne se la donne pas ou s’il n’est pas exécuté… et même là… Que savons-nous des dernières secondes vécues? Alors comment rater sa mort dans une telle ignorance du moment où elle interviendra?
    Mourir est l’autre aspect de la vie et j’évite de parler de « négatif » car cette altérité est une fin obligatoire qui structure notre début. Sa finitude nous circonscrit, nous définit.
    Je ne crois pas que l’on puisse rater sa vie non plus… parce que toute vie est respectable quand on la regarde au bord du tombeau grand ouvert ou après cet instant du souvenir: ce fut un Humain, il/elle est tous les hommes à lui ou à elle seul/e… ce tout qui n’est plus rien demeure en nous tous, par nous tous.

  4. On ne peut pas rater sa vie parce que la vie est quelque chose de positif, le bien le plus précieux qu’un être vivant puisse avoir. On peut certes rencontrer des hauts et des bas, des difficultés de toutes sortes, mais on ne peut pas rater sa vie. On peut la gâcher, oui, mais pas la rater. Ou alors, naître serait déjà un ratage…

  5. Comment râter sa vie ? En continuant de penser qu’elle l’est.

    Pourtant, à bien y regarder, juste autour de soi elle n’est tout de même pas si mal cette vie. Et puis, qu’à cela ne tienne, qu’on la prenne en main. Après tout, si elle ne nous offre pas ce que nous cherchions, peut être est ce parce qu’il y a mieux ailleurs ? Pourquoi ne pas simplement lui faire confiance et saisir les perches qu’elle nous tend ? Effet garanti.

    Je vais me faire virer de ce blog.. je ne suis pas dans le ton..

    1. « Ploumploum » est Maman et « Chabada » trentenaire… on a forcément plusieurs perches à attraper dans ces deux cas… et la vie n’a pas encore eu le temps d’être ratée, non? Faire confiance, positiver… vous avez encore 60 ans au moins avant de penser à un bilan de vie. L’urgence est pour d’autres.
      N.B.) Faut-il obligatoirement un ton pour converser?

  6. comment rater sa vie ?
    en n’écoutant pas nos désir profond, mais en ayant des barrières extérieurs qui nous bloquent à réaliser , alors on se prend à rêver mais pas à réaliser et viennent alors les regrets et les frustrations, il faut oter nos chaines desfois de convenances, d’obeissance, etc,

  7. En la regardant passer au lieu de la vivre pleinement. En étant qu’un spectateur au lieu d’être l’acteur de sa propre vie. En laissant les autres et/ou le hasard mener notre existence, en ne décidant jamais rien. En étant passif et pas actif.

  8. Qu’est-ce que rater et qu’est-ce que réussir ? La dichotomie me paraît très anglo-saxonne, calquée sur le culte apologétique du ‘winner’ et le dégoût instinctif du ‘loser’. Or, ne tend-elle pas, par là même, à désindividualiser les parcours, soumis à la satisfaction d’attentes systémiques diffusées avec perverse obsession par et à travers tous les canaux de communication existants ? Peu comprennent que le succès, dans l’Occident contemporain, est l’antithèse de l’originalité, du renouveau et du profond. Et qu’est-ce que le succès, d’ailleurs ? Comment se mesure-t-il ? Par le nombre ? La reconnaissance (financière) ? La soumission tacite et intéressée au scénario bourgeois éculé qui régit nos sociétés et que d’autres s’autorisent à imposer à une masse au demeurant de plus en plus abrutie et apparemment consentante ? Dans ce cas, réussir sa vie n’est rien d’autre que l’abdiquer ! Abdiquer la liberté d’expression, car moins l’on en dit, mieux l’on se porte ! Abdiquer la liberté d’association, qui devient dès lors obligation ! Abdiquer la liberté de conscience, car Dieu sait si la définition de soi en dehors des schémas préétablis peut, au regard des sots, prendre les allures de cette pureté tant haïe au temps de l’idéologie consanguine décadente ! Ne serait-il pas plus juste de s’interroger sur la possibilité de réussir sa vie que le système daignerait laisser à ceux qui ne souhaitent pas s’inscrire dans sa logique productiviste et socialement reproductive ? Sur la permission de s’aventurer encore ensemble sur des sentiers sinueux bordés de végétation sauvage et luxuriante ? Sur la subsistance d’une vie privée qui n’a, en bonne despote, de comptes à rendre à personne ? Que sert de faire si rien de ce que l’on fait ne peut être véritablement partagé avec d’autres en raison de sa nature prétendument subversive opposée au plus petit dénominateur commun bourgeois ? De la même manière qu’un autre affirmait qu’il n’y a pas de rapport sexuel, c’est l’idée même d’échange, de dispute et de fusion que le système asocial qui s’impose à nous s’emploie à rendre impossible dans le but d’empêcher la coalition d’intérêts contraires à ceux des puissants, faisant de nous tous soit des puces incapables de penser – donc de contester le cours des choses – et qui sautillent avec insouciance autour de la mare commune, soit des branleurs qui s’enorgueillissent de la production de leur ego. Et, au fond, n’est-ce pas là le ciment primaire de nos sociétés nombrilistes et narcissiques : la branlette générale par l’autopromotion de son petit succès individualiste de pacotille, qui compose l’écran kaléidoscopique supposé positif du ‘vivre ensemble’, au sens de la permanente caverne platonicienne dont chacun veille, en bon kapo intériorisé, à ce que l’autre ne peut en sortir ? C’est la question essentielle que je me posais encore, l’autre jour, dans mon hamac, en laissant s’échapper les douces volutes du joint divin que je venais de me rouler…

  9. Pas de vies ratées, puisqu’aucun ne saurait s’autoproclamer arbitre de La Grande Partie.
    Peut être que la rater serait de vouloir la réussir coûte que coûte.

  10. Cette expression me laisse rêveuse. Par analogie, je pense à l’unique carte de voeux (pour un anniversaire) que j’ai reçue de ma grand-mère paternelle, je devais avoir treize ou quatorze ans, disons quatorze – où elle me recommande de bien étudier « mon piano » et aussi, où elle me souhaite d’avoir de la chance dans la vie. Avoir de la chance dans sa vie ou la rater… Même combat ? Evidemment, j’ai eu « plus de chance » qu’un gosse de Rio ou de Bombay.

    Rater sa vie comme on rate un train -ou un metro, ce qui est plus fréquent, ou la rater comme on rate une année scolaire? Ou comme on perd aux cartes ou au Trivial Pursuit. Naître au mauvais moment, au mauvais endroit, au Moyen Age ou à la Renaissance, dans une ville où il y a la peste. Rater son suicide et se retrouver handicapé(e) (ce n’est pas gai tout ça). Mais rater le rendez-vous, oui, comme le dit Adrienne, c’est ne pas naître. Peut-on dire qu’on rate quelque chose qu’on n’a pas connu ?

    Je ne possède pas l’art du paradoxe ! Est-ce que je raterais par hasard quelque chose o;)))

  11. Comment rater sa vie? En ne la vivant pas tout simplement! Il est facile de passer à coté de sa vie. Il est facile de passer à coté des bonnes options, facile de choisir la voie de la raison…
    Qui ne s’est jamais levé un matin en réalisant que sa vie n’était qu’une mascarade? Un jeu dans lequel chacun essaye de faire bonne figure.
    Comment rater ma vie ne m’interraisse pas. Comment la réussir me donne bien plus de matière.
    Mais finalement il est simple de ne pas passer à coté de sa vie, de ne pas la rater. Soyez égoiste. Ecoutez le cris du cœur, suivez vos instincts.
    La réussite ou la défaite est propre à chacun. Votre vie est votre priorité, ne la ratez pas…

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