Où va votre train?

Je vous propose d’écrire un petit texte débutant part ‘le train »

à vos plumes!

Pour vous motiver, j’ai mis la main à la pâte:

Le train démarre de Strasbourg.

Pourquoi avec la nuit, le train,

cette sensation que la pensée redevient possible?

Comme si la fatigue aiguisait le moment,

comme si le transport suspendait toute attache.

Jean-Paul Galibert

14 réflexions sur “Où va votre train?

  1. Le train démarre..
    Calée dans le coin côté fenêtre
    Je vois la nuit défiler.. lumières.. trous noirs
    Le froid est vif.. pelotée dans ma veste
    Dans un bruit saccadé le train avance
    m’endort… douce béatitude

  2. Le train se prend ou se rate, et un autre prendra plus tard le même chemin. Nul train ne mène là où d’autres n’ont pas été, nul train ne peut sortir de ses rails sans perdre sa fonctionnalité. Un voyage ne se commence qu’en descendant du train. C’est l’attente, la monotonie et le prévu.

    1. Nul train ne mène là où d’autres n’ont pas été… J’aime bien. Je n’ai jamais réfléchi en ces termes. Un jour, je suis allée voir le train de Moscou partir de la gare du Midi, à Bruxelles, je voulais voir ce train qui allait loin, si loin, dans un univers complètement étranger… C’était encore du temps du socialisme et du Rideau de fer… Mokhba s’étalait en toutes lettres sur les wagons qui allaient jusque là (le train passait aussi par Varsovie). Ce n’était pas encore le Transsibérien, mais pas mal déjà…

  3. Comme le disait si bien Valéry Larbaud pour les villes, moi, je peux le dire pour les trains, « J’ai des souvenirs de train comme on a des souvenirs d’amour ».

    Je pourrais même dire, ce sont des souvenirs de vie.

    Depuis ce train de mon enfance qui nous emmenait à la mer ou au bord de l’Ourthe…

    Gare centrale, gare du Quartier Léopold.

    En passant par ce train qui déchire en deux notre forêt de Soignes…

    Jusqu’au tortillard de Louvain-la-Neuve-Université – Ottignies – Bruxelles, et qui s’arrête à toutes les gares, Profondsart, Rixensart, Genval-les-Bains, La Hulpe, Hoeilaert, Groenendael, Boitsfort, Watermael (gare fétiche de Paul Delvaux), Etterbeek, Bruxelles-Luxembourg, Bruxelles-Schumann (ici-bas, laissez toute espérance), Bruxelles-Nord (ou Noord), Bruxelles-Central (ou Centraal Station) et, enfin, le terminus, Bruxelles-Midi…

    Les rail pass, les key cards (dix voyages), les week-ends à la mer, les trains à étage, les premières classes déclassées, la gare d’Anvers, que chérissait Françoise Mallet-Joris, les voyages à Anvers ou à Amsterdam, la gare de Gand et les stupides plaisanteries qui s’y rapportent… Et les nouvelles écharpes des contrôleurs, gris, rouge, orange, trois couleurs qui me font de l’oeil. Et les retards de la SNCB, et les communications d’Infrabel – et les catastrophes ferroviaires – Et les vols de câbles (dix minutes, vingt minutes, une demi-heure de retard)

    Et j’oublie les trains pour Arles, le tgv que j’ai pris un jour à l’envers, de sorte que d’Avignon, je suis repartie à Valence, le Strasbourg-Vintimille, le roman du train par excellence, « La modification », ou encore la locomotive de Strelnikov, qui passe dans un hurlement de vapeur, mon tout premier tgv, Paris-Annecy, en 1984, la Rätische Bahn (le chemin de fer à voie métrique, dans les Grisons, Suisse, tout rouge et tout propret…)

    Et les splendeurs du Trans-Europ-Express, Iris et Edelweiss, avec ses petites lampes sur les tablettes et des sandwiches délicieux au gruyère et aux tomates…
    Mais avec un mouchoir pressé sur mon genou, sanglant, parce que, pédalant dans une descente, j’avais fait une chute à vélo dans le Jura, le matin même…

    Je ne sais pas si c’est tout cela (et tout ce que j’oublie!) qui a fait de moi une ferrovimane (ce qui est rare, pour une femme), ou si c’est la ferrovimane en moi qui m’a fait aimer (et haïr parfois) les trains, les gares et les contrôleurs, mais… Sans aller jusqu’à compter ou photographier les trains, (car je ne donne pas dans le « trainspotting »)

    (Encore que)

    Ni collectionner les maquettes des fous de modélisme,

    J’aime tout de même profondément le train.

    Allez donc savoir pourquoi !

  4. Le train est une limace où chaque arrêt sue ses voyageurs. Il garde en lui, côté fenêtre, une passagère clandestine car le livre entre les mains, elle voyage sans lui. Dans le mouvement, sur les rails, quelque bruit cliquette. Le train sans se déclarer, roule, au rythme de sa lecture. Quand arrive le terminus, le train a rempli sa mission : amener tout le monde à son bord.

  5. Le train, je le prends en marche, en marchant même car il ne court pas.
    Le train fuit à pas lents et j’en ai visité quelques wagons.
    Ce train, c’est drôle, il est virtuel, on y perçoit pourtant de l’écoute, de la communauté, de l’humanité…
    Le train de l’écriture, on ne sait jamais où il va, il part à l’heure qu’on veut.
    Moi, j’aime quand il va de l’avant vers Utopie, vers Perspective, vers Avenir, là où les rêves sont encore permis.

    Ce train des mots peut être un moyen d’aller à la rencontre de son propre devenir, pas seulement d’écrire en se faisant plaisir, pas seulement de lire en ayant du plaisir, non, en montant dans le train de ce blog, je me dis aussi que l’écrit, quel qu’il soit permet de faire le point, un peu sans doute sur les autres mais beaucoup sur soi-même, mais pas forcément dans le train des mots qui s’enlacent derrière la locomotive mise en branle par notre animateur.

    C’est une charge (bien heureuse) de l’humain, il ne doit pas se contenter de brouter, il doit aussi s’exprimer, c’est meiux pour se connaître.

    Merci donc pour ce blog philo sympa. Ses jeux d’écriture m’ont séduit (et surtout par l’honnêteté affichée de savoir que c’est un moyen de philosopher). J’attends volontiers le suivant pour m’y lier davantage.

  6. Où va le train? Attendez, je consulte les indications…. Tous nous espérons lorsque nous décidons de voyager, pour notre plaisir, notre délassement que celui que l’on prend, nous amène vers des régions de félicités; où les paysages sont beaux, où il y a une population inconnue. Là nous pourrions rêver d’un bonheur relatif à notre nouvelle existence. Où va le train? Vers une destination inconnue? L’histoire (pas si lointaine) nous raconte les angoisses, les peurs, la promiscuité, les souffrances, les maladies, les séparations des familles, pour des milliers d’êtres humains, qui furent déportés, entassés des jours durant; parce qu’ils appartenaient à des ethnies, une religion dites: « inférieures. » Ils ne savaient pas tous ces voyageurs forcés qu’elle était leur destination et pourquoi…
    Où va le train? Le train nous transporte vers ces lieux du souvenir( où il se produit encore de nos jours du vandalisme) ces camps de l’horreur, de la barbarie, des meurtres, pour que nous rendions un hommage sincère à tous ces disparus innocents et aussi aux survivants.
    Bien qu’aujourd’hui d’autres trains continuent à transporter des armes de guerre, des guerriers, des mercenaires avec dans leurs bagages la haine… D’autres trains transportent des clandestins qui tentent de passer les frontières, pour trouver un meilleur asile, l’espoir d’une vie nouvelle. Où va le train? Il va là où nous voulons qu’il aille dans notre monde industriel, instable et complexe. Où va le train? Vers l’espoir ou le désespoir, c’est selon les situations. Où va le train? Même si je n’y étais pas, lors du deuxième conflit mondiale, cette question: « où va le train? » a été posée par des milliers de déportés, lors de leurs transferts de Drancy à Dachau, aux camps de Pologne et autres camps de la mort. Merci de me faire réfléchir.

  7. Le train, souvenir d’enfance
    Le train des vacances,

    Le train de marée, à travers la ville
    Le train direction Paris.

    Le train de banlieue, aller-retour
    Le train boulot-dodo.

  8. Un train ? J’ai toujours eu la ^phobie du train celui où les gens se bousculent dans les wagons ,le bruit qu’il fait en arrivant,il vient comme tu tornade et avec un gros souffle de vent tellement bruyant..je me sens Anna karénine mais,je n’ai pas envie de mourir.Il est un peu comme le train de la vie qui vient et nous emporte et ,là aussi nous connaissons son arrêt et sa destination.l’horaire nous ne connaissons pas mais nous allons vivant notre train train jusqu’à sa destination finale..

  9. Le train n arrives pas. Je suis sur le quai et pour la énième fois il est en retard. 20 minutes de retard, après 10 clopes, je tourne en rond. Un accident de personne ils annoncent. Combien se temps vais je encore attendre ? J’ai déjà lu courrier international libération les 69èmes…
    Je m asseois sur le quai de gare et je mérites. Qu’est ce qui pourrait changer ma vie ? Il me manque quoi pour qu’elle soit parfaite ? Rien. Comment ça rien ce n est pas possible. J’ai adopté le principe de résilience. Bien sûr que non.
    Je n aurais jamais cru un jour le penser mais je suis comblée. Tout du moins j’ai ce à quoi j aspire. Je ne suis pas à côté de mes baskets. Je me sens bien dans mes pompes. Et le futur ? Qui vivra verra… Je veux juste monter dans le train de la vie. Non pas le train train quotidien. Je veux monter dans le train qui ne file pas droit. Je veux prendre le bon chemin. Si je m égare tant pis je retrouverais une autre route. La vie est un éternel recommencement, non un éternel renouveau
    renouveau.

  10. Le train de la vie est omnibus mais n’attend pas
    Sur les quais, sur les voies, les visages sont figés
    Ils se demandent à quelle heure le prochain arrêt
    Sans même se soucier d’où il vient et où il va

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