Live and think

Le problème avec l’amour, c’est qu’il a un rapport étroit avec le temps justement.
Mais est-ce un problème ? C’est un postulat.
L’amour dure-t-il réellement trois ans ?
En revanche l’amour et le temps, eux, s’aiment indéfiniment.
Il s’agit ici du concept de l’amour.

Mais dans les faits ? Qu’en est-il de l’amour dans le réel ?
Le problème avec l’amour c’est qu’il est diable. Il est divisé.
– Quand il est vécu, il ne s’explique que par le vécu de l’individu amoureux, dans sa singularité.
De là, en ce qui me concerne, aimer c’est tout le contraire de moi : illogique mais symphonique.
L’objectif : sans penser, créer sa propre musique.

Pour certains, aimer c’est égoïste, pour d’autres c’est un naïf masochisme quand c’est à sens unique. Pour tous, aimer c’est classique mais surtout tragique.
Aimer c’est sans raison sourire, puis mourir. Courir puis retenir.
Aimer c’est accepter d’être piteux.
Une sphère où les hémisphères ne sont que deux.
Épique peut être la chevauchée, car tomber dans les sentiments excessifs est magnifique.
Aimer c’est être silencieux, et, sans pourquoi ni comment, scander, devenir verbeux.
Pour certains, aimer c’est Aimé Césaire : poétique, souvent volcanique.
Pour d’autres, une habitude, être un être battu, toujours reprendre les mêmes attitudes.
Exemple typique : Ne pouvoir dire ” j’te quitte” statufié par l’inconnu de la solitude.
Alors aimer c’est un régime drastique : perdre et se perdre, appauvrir le libre arbitre.
Aimer c’est se surpasser mais s’effacer, s’offrir sans se retourner.
Des ribambelles de querelles, aigre-douce et sel. Se rapprocher pour se déguster, mais reprocher à injuste titre.
Mais, aimer c’est perdre son temps sans jamais s’emmerder…

– Et, de ce sentiment nous sommes tous complices. Alors, l’amour quand on essaie de l’expliquer devient collectif pourtant tellement intimiste dans la pratique.
Les joues rougissent, la gêne se glisse, les rictus et gloussements s’immiscent.
L’accord est unanime, les mots et les mimes se voilent, s’emmêlent et se précipitent :
C’est parler de l’amour et de ce qu’il mérite.
Les individus ne peuvent s’empêcher d’y penser; pour expliquer, s’excitent.
Mais, les déceptions sont effectives, chaque locuteur plonge dans l’insipide.
Quand l’amour n’est pas abordé de manière empirique, comment ne pas tomber dans l’aspect théorique ?
Alors dans une volonté de toucher la complexité de la chose, on frôlera souvent la banalité.
Tous unanimes pour dire que nous n’avons jamais pu cerner l’amour. Sa corde sensible est reliée à deux extrémités, aux antipodes, qui se voient pourtant converger en un point : l’Homme. Deux extrémités qui paradoxalement se trouvent être notre point commun. Ce qui nous unit, nous, êtres humains, c’est justement ce qui nous éloigne.
De là, ce qui empêche de cerner l’amour c’est qu’il est individuel et collectif, intime et universel, de l’homme à l’Homme. Il a donc trop de mots, trop de sentiments, alors il est indicible…

“On s’est donné beaucoup de peine pour traiter de pareils sujets,
mais l’Amour, lui, n’a trouvé personne qui ait eu jusqu’à présent le courage de le chanter comme il le mérite !”

Ne pouvoir l’expliquer, n’est-ce pas cela : aimer ?

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