3 réflexions sur “Quartz Rose

  1. Cinq mots de plus en plus beaux… C’est une belle consigne.

    Y réfléchir ce lundi 17 février 2014.

    Dans quel domaine? Dans celui de la vie de tous les jours… (Je pense à la nature, à l’environnement).

    Dans quel registre de pensée? Poétique? Philosophique? Engagé?

    Dans quelle langue?

    Oui, dans quelle langue ? Dans quelle langue, étrangère au français, ai-je (encore) suffisamment de connaissance pour trouver cinq mots ? Je dirais l’anglais et le latin… Mais je crains de devoir chercher dans un dictionnaire. Je ne peux que me référer à des oeuvres que j’ai aimées. Celles dont j’ai gardé le souvenir le plus vivace. L’empoisonnement de Britannicus et ses funérailles – racontés par Tacite. Et certaines passages – un passage surtout – du « De natura rerum » – et oui, « Philémon et Baucis » raconté par Ovide.

    En anglais, je devrais sans doute piocher du côté de Jane Austen, Virginia Woolf et Dorothy Bussy… A première vue.

    En néerlandais, ce serait carrément et abominablement difficile… Bien que là, ce sont les beaux-arts qui me viendraient à l’esprit en premier lieu. Et là, on peut piocher du côté des Primitifs flamands, des peintres hollandais du XVIIème siècle, et des peintres de Laethem-Saint-Martin.

  2. Laethem-Saint-Martin, Sint-Martens-Latem, en néerlandais.

    Mon mari peintre m’y avait conduite un jour. Il m’y racontait sa jeunesse. J’étais déjà allée à Sint-Martens-Latem avec mes parents. C’était une école de peintres, qui s’était établie dans un charmant village des Flandres et y travaillait ferme. Des Valerius de Saedeleer, Gustaaf Van de Woestijne, Fritz Van Den Berghe… Etc. Enfin, mon marl allait jouer chez un ami qui habitait à Sint-Martens-Latem. Le village était joli, très flamand, « gezellig » (enchanteur), des maisons blanches, des volets verts, et une couleur particulière dans les arbres, d’un vert pâle très doux. Et des arbres avec des troncs comme des moignons, d’où partaient des foisonnements de branches.

    La « Leie » (la « Lys ») est le premier beau mot néerlandais qui me vient à l’esprit. Rivière de quelques mètres de large, de couleur verte, verte comme les rives, comme les arbres, comme la campagne gantoise… Perle et paysage d’émeraude… En somme, en quelques mots comme en un seul, cela se résume dans – « Groene station vakantieoord » – Une station verte de vacances.

    Après, pour moi, vient « Zonnelijn » = De Zonnelijn, c’est, littéralement, « la ligne du Soleil ». En réalité, c’est la ligne du « tram de la mer » qui fait La Panne, Ostende, roule sur la digue en bord de mer, puis file vers Knokke-le-Zoute, chanté par Brel, par de jolis petits villages comme Le Coq, des villes comme Blankenberge, un port comme Zeebruges… De Zonnelijn. 66 kilomètres, de la France aux Pays-Bas, de stations balnéaires linéaires et de dunes de plus en plus pelées…

    Déjà trois ou quatre mots.

    Olie op doek. Cela c’est ce qu’on lit dans les musées : huile sur toile. Et cela sent bon dans les musées flamands, c’est un lieu de silence, il y a des lumières douces, des luisances, parfois un fond musical, de la peinture espagnole, des peintres bourgeois, des Emile Claus, des peintres engagés, un Jakob Smits – qui peint « Les compagnons d’Emmaüs » à travers « L’âme de la Campine » – et il peint vraiment l’âme de la Campine.

    Les plus beaux mots flamands que j’aimerais auraient trait à la terre de Flandre (De Leie, Zonnelijn, gezellig… Peut-être « De Polders » (en somme, l’équivalent des Prés salés du Mont-Saint-Michel). Peut-être n’est-ce pas pour rien que les néerlandophones, en Belgique, en tiennent pour le droit du sol.

    Quant au dernier mot, il aurait trait à la peinture,

    Olie op doek.

  3. C’est le moment où jamais de faire la synthèse, ou de tenter d’écrire la synthèse sur « le silence et la souffrance », conférence de Nicolas Monseu dans le cadre d’un cycle sur le silence, que j’ai écoutée mardi… J’en ai déjà retenu qu’à l’origine, angoisse viendrait d’un mot sanscrit (je n’ai pas vérifié l’évolution étymologique du mot), qui signifie « serrement de gorge », ce qui explique que l’on ne peut parler quand on est en plein dans l’angoisse… Il faut donc que le noeud se dénoue pour pouvoir reparler et donc, briser le silence.

    Pour cette conférence, l’on se situait à l’intersection entre la philosophie et la psychologie (d’ailleurs, il y a des psychiatres retraités et des thérapeutes dans l’assistance), mais le point de vue et les références textuelles restaient philosophiques…

    Autre petite note sur le ressassement. Celui qui ressasse éternellement le passé fait de son passé son avenir. Intéressant, car j’ai connu quelqu’un qui ressassait et dont, effectivement, le passé est devenu l’avenir, au mépris du présent possible…

    Lire quelques notes en .pdf, ce que je déteste, et tenter de faire une synthèse.

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